quel


quel

quel, quelle [ kɛl ] adj.
Xe; lat. qualis
I Adj. interrog. (servant généralement à questionner sur la nature ou l'identité d'une personne ou d'une chose). AInterrog. dir.
1(Attribut) « Quelle est donc cette jeune fille qui chante ? » (Musset). qui. « Quel est le but de la vie ? » (Maurois). « Quelle est cette fièvre d'écrire qui me prend ? » (F. Mauriac).
2(Épithète) Quelle mouche vous pique ? Dans quelle ville ? « Quels cœurs briserai-je ? [...] Dans quel sang marcher ? » (Rimbaud). « J'ai fait bien des observations. — Quelles observations ? » (Becque). « Il cherchait à se le persuader, pour quelles obscures raisons ? » (R. Rolland).
BInterrog. ind.
1(Attribut) Je ne sais pas quelle route prendre. Ils supputaient « quelle allait être la situation pécuniaire » (Zola).
2(Épithète) « Si l'on mesurait à quel point nous menacent ces injustices » (Daniel-Rops). Loc. Ne pas savoir sur quel pied danser, à quel saint se vouer.
(En loc. adj. indéf., avec le v. savoir) « Pour Dieu sait quelle besogne de surveillance » (Romains). Il vient d'on ne sait quel pays.
CExclam.
1(Attribut) « Quels ne furent pas mon horreur et mon étonnement ! » (Baudelaire).
2(Épithète) Quelle jolie maison ! Quelle horreur ! Quel crétin ! « Quelle joie ce fut pour la cour » (Hugo). « Quel dommage que je n'aie pas mes vingt-cinq ans ! » (Hugo). Iron. « Non, quelle armée ! » (Dorgelès) :c'est une armée ridicule. Quelle idée ! (absurde, saugrenue).
II Pron. interrog. (seult devant un partitif) lequel, qui. « De nous deux, quel est le plus méprisable ? » (A. Daudet). (Ind.) « Dire quelle était la plus belle des trois » (Henriot). III Adj. rel. A ♦ QUEL... QUE, avec le v. être au subj. (loc. concessive). D'un homme quel qu'il soit. quelconque. « Quelle que soit la ligne politique qu'on suive » (Sainte-Beuve),que cette ligne soit celle qu'on voudra. — REM. Ne pas confondre avec quelque. B ♦ TEL QUEL.

quel, quelle adjectif interrogatif et adjectif exclamatif (latin qualis) Questionne sur l'identité, la qualité, la quantité, le nombre : Quel est cet homme ? Quel temps fait-il ? Marque l'admiration, l'indignation : Quel spectacle inoubliable ! Quel goujat !quel, quelle (difficultés) adjectif interrogatif et adjectif exclamatif (latin qualis) Emploi 1. Quel que / quelque. → quelque. 2. Tel quel. → tel.

quel, quelle
adj.
rI./r adj. interrog. (S'emploie pour interroger sur la nature, l'identité, la qualité, la quantité ou le quantième.)
d1./d Dans l'interrog. directe.
|| (épithète) Quel temps fait-il?
|| (Attribut) Quel est ce livre dont vous parlez?
d2./d Dans l'interrog. indirecte.
|| (épithète) Je ne sais quelle mouche le pique.
|| (Attribut) Je me demande quelle sera sa réaction.
d3./d Avec une valeur exclamative.
|| (épithète) Quel malheur!
Iron. Quelle idée!
|| (Attribut) Quelle fut notre déception...!
rII./r adj. indéf. composé. Quel que, quelle que. (Toujours en fonction d'attribut et construit avec le subj., marquant une supposition ou une concession.) Quelles que soient vos intentions, je veux les ignorer.

⇒QUEL, QUELLE, morph. interr., exclam. ou indéf.
A. — [Quel, morph. interr.]
1. [En interr. dir.]
a) [Quel, adj. interr. + subst. interroge sur l'identité, rarement sur la qualité]
[Le subst. que quel introd. tient le rôle de suj.] Mais quel amoureux pourrait s'emparer d'elle? Jamais je n'ai vu aussi impétueuse soûlarde (CLAUDEL, Endormie, 1883, p. 7). Mais quelle joie, quelle raison de vivre, quelle vie peuvent résister à cette vision? (PROUST, Past. et mél., 1919, p. 224). Quelle station vient de passer en coup de vent? Asnières (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 990).
[Le subst. que quel introd. tient le rôle de régime] — Quel âge a l'aîné? demanda Vandeuvres. — Henri a neuf ans, répondit Mignon (ZOLA, Nana, 1880, p. 1174). L'appellera-t-on douteuse? Endure-t-elle naissance? — Où? Chez quelles gens vivais-je? (CLAUDEL, Ville, 1893, II, p. 371). Sous quelle latitude pouvions-nous bien être, livrés ainsi à la fureur des symboles, en proie au démon de l'analogie, objet que nous nous voyions de démarches ultimes, d'attentions singulières, spéciales? (BRETON, Nadja, 1928, p. 110).
Rem. 1. Lorsque le subst. est de l'animé, quel peut interroger sur la qualité: Quelles gens êtes-vous? Oreste: Qui est-ce, mère. Avoue! Clytemnestre: Quels enfants êtes-vous qui, en deux mots, faites de notre rencontre un drame? Laissez-moi, ou j'appelle! (GIRAUDOUX, Électre, 1937, II, 4, p. 145). 2. Quel peut être empl. avec ell. du verbe: — Je monte au renfort. — De quel côté? — À la vallée (GIONO, Gd troupeau, 1931, p. 90) ou même avec ell. du subst. qui l'accompagne: Elle baissa la tête. J'ai eu des malheurs qu'elle répondit. — Quels? — Je n'ose, dit-elle (QUENEAU, Loin Rueil, 1944, p. 76). 3. Quel peut être renforcé par est-ce que ou (pop.) par que: Quel rapport est-ce que tout cela avait avec sa propre histoire? Aucun, pensa Jacqueline. Une rencontre (ARAGON, Beaux quart., 1936, p. 303).
b) [Quel, pron. interr. suivi de être, interroge sur l'identité ou sur la qualité]
[L'interr. porte sur l'animé]
♦ [Quel interroge sur l'identité] — Quel est-il ce général qui gourmande son voisin? — Pardi, c'est le maréchal! — Quel maréchal? — Le maréchal Ney, bêta! Ah çà! Où as-tu servi jusqu'ici? (STENDHAL, Chartreuse, 1839, p. 42). Knock: Quelle est la première personne? (Deux gars s'avancent). (...) Lequel de vous deux? (ROMAINS, Knock, 1923, II, 6, p. 14). — Mais quelle est cette délicieuse enfant qui vous accompagne? demanda-t-il en souriant. — C'est, dit Édouard, Mademoiselle Sarah Vedel; la sœur de Madame Douviers, mon amie (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 1168).
Rem. (Vieilli). Dans une constr. alternative, quel peut commuter avec lequel: De Chénier ou de Saint-Just, quel était le plus pur? Que le plus pur soit notre guide (GUÉHENNO, Journal « Révol. », 1937, p. 32).
♦ [Quel interroge sur la qualité] Littér. Mais le bien aimé, où est-il? Quel est-il, celui qui agitera son sein gauche, émotionnera sa vie (BOURGET, Nouv. Essais psychol., 1885, p. 62). Le moi qui respecte n'est pas le même que le moi respecté. Quel est donc ce dernier moi? En quoi consiste sa dignité? D'où vient le respect qu'il inspire? (BERGSON, Deux sources, 1932, p. 65).
Rem. 1. Lorsque le suj. est un pron. pers. qui n'est pas de la 3e pers., le tour est rare: Qui sommes-nous? ou plutôt: quels sommes-nous, nous autres d'aujourd'hui, qui renonçons, sans même en avoir conscience, à nommer la vertu, et peut-être, à sentir vivre en nous l'idée auguste que ce nom rappelait jadis dans toute sa force? (VALÉRY, Variété IV, 1938, p. 172). 2. Quel peut être attribut de l'obj.: Tu sauras pour quel on me tient. Ô gnome, Et tu pourras savoir par le menu Si j'ai l'âme gaillarde, et pour quel on me nomme (MORÉAS, Pèlerin pass., 1891, p. 81).
[L'interr. porte sur l'inanimé]
♦ [Quel interroge sur la détermination ou sur la qualité] Tu pleures, ô mon roi! Quelle est donc ta souffrance? De ma fidélité tu connais la constance! (MORÉAS, Iphigénie, 1900, I, 1, p. 12). Quelles sont ces images qui pénètrent l'enfant d'un trouble passionné? Jamais il ne les avait vues; et pourtant il les connaissait: il les a reconnues (ROLLAND, J.-Chr., Aube, 1904, p. 69). Mon anxiété se tournait plus que jamais vers la Belgique. Quelle serait son attitude? Le roi Albert a donné trop de preuves de sa loyauté à la cause alliée pour qu'il ne soit pas possible de dire aujourd'hui que, par ses attaches de famille et sa forme d'esprit, on pouvait craindre de le voir se tourner vers nos ennemis (JOFFRE, Mém., t. 1, 1931, p. 215).
2. [En interr. indir.]
a) [Quel, adj. interr.: quel + subst.] Plusieurs circonstances m'ont tout d'abord fait comprendre la grandeur du sacrifice que Dieu exigeait de moi, et dans quel abîme me précipitait le parti que me conseille ma conscience (RENAN, Souv. enf., 1883, p. 315). Elle comprit par quelle gêne je reculai l'heure de les lui présenter; elle se contenta de les voir à travers moi; les aimant par moi (GIRAUDOUX, Simon, 1926, p. 155).
b) [Quel, attribut] On dit qu'il est des routes sur la mer; mais elles ne sont pas tracées, et Bernard ne savait quelle était la sienne (GIDE, Faux-monn., 1925, p. 1208). Jérôme hésite au seuil. — Julia, il dit, viens voir quel est celui-là qui s'approche dans le chemin? (GIONO, Gd troupeau, 1931p. 224):
1. À mon travail de trente années j'avais le dessein d'ajouter une conclusion générale: je comptais dire, ainsi que je l'ai souvent mentionné, quel était le monde quand j'y entrai quel il est quand je le quitte.
CHATEAUBR., Mém., t. 4, 12848, p. 576.
B. — [Quel, morph. exclam.]
1. [Quel, adj. exclam.: quel + subst.] Avec quelle appréhension j'attendais la fin de la classe! (GIDE, Si le grain, 1924, p. 423). Quelle joie puissante! Mais ensuite, quand on se souvient, on doute on ne sait de quoi (SAINT-EXUP., Vol nuit, 1931, p. 87).
[La prop. est ell.] Quel dommage! Quel malheur! Quelle histoire. Quel trouble! quels discours embarrassés! (LEMERCIER, Pinto, 1800, II, 12, p. 69):
2. — (...) vous savez que, pour moi, tout le plaisir de ces vacances est de les passer seule avec vous, et vous invitez des gens que vous connaissez à peine, que vous avez vus une fois au Maroc. — Quelle véhémence! Quelle Isabelle nouvelle!
MAUROIS, Climats, 1928, p. 196.
[En constr. indir.] C'est extraordinaire à quel point ses idées sont devenues saines et comme maintenant il frappe juste. Oh! il a beaucoup gagné (A. FRANCE, Lys rouge, 1894, p. 78).
2. Rare. [Quel, pron. exclam. attribut] Clytemnestre: Quels sont mes déplaisirs! ô tourment, ô misère! (MORÉAS, Iphigénie, 1900, IV, 2, p. 122).
En empl. ell. La belle Mme P... (...) avait gratté avec la pointe de son épingle de cravate, une perle d'eau douce, du lac Nicaragua (qui est aussi le seul lac du monde contenant des requins, et quels!) (CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 186). V. dessus2 C ex. de Colette.
C. — [Quel empl. dans des loc. indéf. où il fonctionne comme adj.]
1. Je ne sais quel, on ne sait quel + subst. Elle se leva: « Que votre frère et mon fils aient combiné ensemble je ne sais quelle escapade, c'est possible; quoique Daniel n'ait jamais prononcé devant moi ce nom de... » (MARTIN DU G., Thib., Cah. gr., 1922, p. 593). Rien ne peut naître, périr, être à quelque degré, avoir un moment, un lieu, un sens, une figure, — si ce n'est sur cette scène définie, que les destins ont circonscrite, et que, l'ayant séparée de je ne sais quelle confusion primordiale, (...) ils ont opposée et subordonnée à la condition d'être vue (VALÉRY, Variété [I], 1924, p. 210).
2. N'importe quel. V. importer1 III A.
3. [Dans le tour quel que + être (au subj.), quel fonctionne comme attribut] Je croyais presque vous avoir oubliée. Quels que puissent être vos sentiments pour lui, il est votre ami et celui de votre famille (DELACROIX, Journal, 1823, p. 25). Quel qu'ait été l'homme qui est mort à Sainte-Hélène, j'ai travaillé dix ans dans son gouvernement (A. FRANCE, Bonnard, 1881, p. 398). Ce rêve, quel qu'il soit, est celui d'une élite. Il faut pour le faire passablement de littérature (LEMAITRE, Contemp., 1885, p. 162).
Rem. 1. Quel... que peut être empl. p. arch. à la place de quelque... que lorsqu'il porte sur un adj.: Quelle grande que soit la puissance du feu, elle ne devient utile et motrice que par des machines où l'art l'engage (VALÉRY, Variété [I], 1924, p. 186). 2. ,,Quel adjectif s'accorde en genre et en nombre avec le sujet. Ce tour engendre de nombreuses graphies fautives: Quelque soit la cause, ou quelques soient les événements, pour quelle que soit la cause ou quels que soient les événements. L'inversion du sujet est ici obligatoire`` (Gramm. Lar. 1964, p. 136).
D. — Tel quel.
REM. Quellement, voir tellement (tellement quellement).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. I. Rel. A. 1. 2e moit. Xe s. adj. en fonction d'épithète qual fém. (St Léger, éd. J. Linskill, 149: Ciel Ewruins, qual hora209 l vid, Penre209 l rovat; 205); 1er quart XIIIe s. en fonction d'attribut (RENCLUS DE MOLLIENS, Carité, éd. A. G. Van Hamel, 11, 7: Quel sont amont, tel sont aval); 2. a) fin Xe s. pron. régime (Passion, éd. D'Arco Silvio Avalle, 458: Signes faran li soi fidel Quals el [Jesus] abanz faire soleit); 1re moit. XIIe s. de quels (Psautier d'Oxford, éd. Fr. Michel, XVIII, 3); b) ca 1100 de quel que (Roland, éd. J. Bédier, 593: Altre bataille lur livrez de mëisme: De quel que seit Rollant N'estoerdrat mie). B. Quel... que, quel que introduisant des rel. indéterminées au subj., à valeur concessive 1. a) ca 1100 quel + subst. + que (Roland, 2034: Quel part qu'il alt); 1135 (WACE, Ste Marguerite, éd. E. A. Francis, 29, ms. A: Quel loi que ses peres tenist); b) 1er quart XIIe s. avec anticipation de que: quel que + subst., v. quelque 1 b; 2. ca 1170 quel [+ attribut] + que (CHRÉTIEN DE TROYES, Erec, éd. M. Roques, 1929: N'i ot nul d'ax quiex que il fust, Qui faucon ou oisel n'eüst). II. Adj. interr. A. 1. interr. indir. a) fin Xe s. en fonction épithète (Passion, 332: Cum cela carn vidra murir, Qual agre dol, no209 l sab om vius); ca 1050 (St Alexis, éd. Chr. Storey, 240; 380); XIIIe s. [ms.] quel est suivi d'un que explétif (2e Continuation de Perceval, éd. W. Roach, 31168, leçon du ms. P: je ne soi que il devindrent Ne quelle voie que il tinrent); b) ca 1100 en fonction d'attribut (Roland, 191: je ne sai quels en est sis curages); déb. XIIe s. (BENEDEIT, St Brendan, éd. E. G. R. Waters, 1680); 2. interr. dir. a) ca 1100 en fonction d'épithète quel fém., quele fém. (Roland, 146; 395); b) 1re moit. XIIe s. en fonction d'attribut (Psautier d'Oxford, XXXVIII, 11); ca 1150 (Charroi de Nîmes, éd. D. McMillan, 448). B. Exclam. ca 1050 en fonction d'épithète (St Alexis, 392: Filz Alexis, quels dols m'est presentet!; 452); ca 1100 quels masc. plur. (Roland, 1849). III. Pron. interr. 1. ca 1100 interr. indir. (ibid., 2553; 2567); 2. ca 1170 interr. dir. (Rois, I, XXVII, 10, éd. E. R. Curtius, p. 54: Sur quels as ui curud?). Du lat. qualis, interr. « quel, de quelle espèce, de quelle nature? », empl. en interr. dir. ou indir., en fonction d'épithète ou d'attribut; — rel. (le corrélatif talis étant exprimé ou s.-ent.). Dans la lang. vulg., à basse époque, est équivalent du qui rel. (IVe-Ve s., Lat. Gramm. Synt. und Stil., 1964, § 244, p. 459). — À côté de la déclinaison fém. sing.: cas suj. quels, quel; cas régime quel, apparaît une forme anal. quele, queles, qui, vers le XVIe s. élimine la forme phon. La forme masc. du cas suj. est quieus; quels peut représenter soit une graph. arch. de queus, soit une réfection à partir de quel, cas régime, v. MOIGNET 1973, p. 45. Fréq. abs. littér.:56 921. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 85 459, b) 79 439; XXe s.: a) 81 485, b) 77 580. Bbg. DARCUEIL (J.). Ét. de l'expr. de la concess. en fr. Banque Mots. 1980, n ° 20, pp. 139-149. — GAUTIER (L.). Qq. tours néologiques. Fr. mod. 1962, t. 30, pp. 255-264. — GÉRARD (J.). L'Exclam. en fr. Tübingen, 1980, pp. 85-88, 118-123. — GLÄTTLI (H.). À propos de la synt. des interr. quel et lequel en fr. mod. Vox rom. 1954/55, t. 14, pp. 62-71. — HERIAU (M.). Le Verbe impersonnel en fr. mod. Lille-Paris, 1980, t. 1, p. 334, 486; t. 2, p. 879, 880; pp. 882-885; p. 963. — JOKINEN (U.). Les Rel. en m. fr. Helsinki, 1978, pp. 37-41, 47-52. — LE BIDOIS (R.). L'Invers. du suj. ds la prose contemp. Paris, 1952, p. 75, 78, 79, 279, 283. — MAHMOUDIAN (M.). Les Modalités nom. en fr. littér. contemp. Linguistique. Paris. 1971, t. 7, n ° 2, pp. 94-95. — MALER (B.). Synon. rom. de l'interr. qualis. Stockholm, 1949, pp. 5-16; p. 37, 38, 62, 63. — MOREL (M.-A.). Ét. sur les moy. gramm. et lex. propres à exprimer une concess. en fr. contemp. thèse, Paris, 1980, pp. 435-454, 582-583, 787-789, 876-877. — RENCHON (H.). Ét. de synt. descr. 2. La Synt. de l'interr. Bruxelles, 1967, passim. — RICHTERS (O.). Zur historischen Syntax von interrogativem quel. Diss., Göttingen, 1909, 132 p. — SANDFELD (Kr.). Synt. du fr. contemp. 1. Les Pron. Paris, 1965, pp. 311-315. — VERHEUGD (E.). Quel: sujet ou attribut? Rech. Ling. fr. Utrecht. 1987, pp. 3-16.

quel, quelle [kɛl] adj. et pron.
ÉTYM. 1050; qual, Xe; du lat. qualis.
———
I Adjectif interrogatif servant généralement à questionner sur la qualité ou la nature d'une personne ou d'une chose, mais parfois aussi sur l'identité (lat. quis), la quantité (lat. quantus), la numération et le rang (lat. quotus).
A Interrog. directe.
1 En fonction d'attribut (identité). Qui, II. || Quel est ce jeune homme qui a l'air d'un mannequin ? (→ 1. Mannequin, cit. 4). || Quelle est donc cette femme ? (→ 2. Devoir, cit. 13). || Quel est donc cet homme distingué qui a les palmes (1. Palme, cit. 7) académiques ? || Quel est le chef de la religion anglicane ? (→ Papesse, cit.). || Quel est cet arbre ? Un chêne (→ Nous, cit. 19). || Quel est le principe de la démocratie ? C'est la vertu (→ 1. Parler, cit. 24). || Quel est le but de la vie ? De faire son salut (→ 2. Plan, cit. 7). || Quelle est la signification première du présent ? (1. Présent, cit. 15). || « Quel est donc ce secret que tu me veux apprendre ? » (cit. 53, Racine).
REM. 1. Pour interroger sur la personne, quel se trouve en concurrence avec qui (→ Qui, II., A., 2.); mais quand on interroge sur la chose, quel est seul possible (cf. G. et R. Le Bidois, Syntaxe du franç. mod., §§626-627).
2. Quand on interroge sur la personne, et que le sujet du verbe est un pronom personnel, on ne peut aujourd'hui employer quel; on emploie qui (identité, qualité) ou que (qualité). → 2. Que (supra cit. 23) : Qui es-tu ? que serai-je dans dix ans ? (→ cependant ci-dessous Valéry, qui, en opposant qui à quel, souligne la valeur d'interrogation sur la qualité qui est propre à quel).
1 Quelle est donc cette jeune fille qui chante à sa croisée derrière ces arbres ? — C'est Rosette, la sœur de lait de votre cousine Camille.
A. de Musset, On ne badine pas avec l'amour, I, 4.
2 Qui sommes-nous ? Ou plutôt : quels sommes-nous, nous autres d'aujourd'hui, qui renonçons (…) à nommer la vertu (…)
Valéry, Variété, in Œ., t. I, Pl., p. 946.
(Qualité). || Quelle est cette fièvre (cit. 11) d'écrire qui me prend ? || « Ouais ! Quel est donc le trouble où je vous vois paraître ? » (Molière). || Quel était ce feu intérieur ? (→ Percer, cit. 22).(Quantité). || Quelle est la superficie de ce champ ?(Numération, ordre). || Quel est son classement ?
3 Et le souper fini, nous nous fûmes coucher. — Ensemble ? — Assurément. Quelle est cette demande ?
Molière, Amphitryon, II, 2.
4 Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Verlaine, Romances sans paroles, « Ariettes oubliées », III.
2 (En fonction d'épithète). || Quel homme ne regarde une jolie femme ? (→ Œil, cit. 42). || Quelle mouche (cit. 9) vous pique ? || Quel autre l'eût pu faire ? (→ 2. Le, cit. 24). || Quel mal (3. Mal, cit. 36) y a-t-il ? || « Quelles gens (1. Gens, cit. 3) êtes-vous ? quelles sont vos affaires ? » (Racine). || « Qu'entends-je ? Quels conseils ose-t-on me donner ? » (→ Perdre, cit. 45, Racine). || Quel cas en ferais-tu ? (→ Ne, cit. 10). || Quelle raison aurait-on de… (→ Œuvre, cit. 15). || De quel droit… ? (→ Arène, cit. 9). || De quel front… ? (cit. 20 et 23). || De quelle manière… ? (cit. 1). || Par quel moyen… ? (→ 2. Parer, cit. 3). || Dans quelle ville… ? (→ Intituler, cit. 2). || Quelle heure est-il ?, et, pop., quelle heure qu'il est ? || De quel jour partira (→ 1. Partir, cit. 30) votre abonnement ?(Avec ellipse du verbe). || Elle avait pris du poison; mais quel poison ? (cit. 4). || Je vais acheter cette maison.Avec quel argent ?
5 Quelle bête faut-il adorer ? Quelle sainte image attaque-t-on ? Quels cœurs briserai-je ? Quel mensonge dois-je tenir ? — Dans quel sang marcher ?
Rimbaud, Une saison en enfer, « Mauvais sang ».
6 — J'ai fait bien des remarques depuis. — Lesquelles ? — Bien des observations. — Quelles observations ?
Henry Becque, la Parisienne, I, 3.
Spécialt. (Quel équivalant à de qui ? de quoi ?). || En quel honneur ?Vieilli. || De quelle part : de la part de qui ?
Vx. (Avec ellipse du subst.). Lequel. || Juge-nous sur une gageure (cit. 1) que nous avons faite.Et quelle ?
7 Nulles marques de cette grandeur, nul reste de cette puissance. Je me trompe, j'en vois de grands restes et des vestiges sensibles; et quels ? C'est le Saint-Esprit qui le dit (…)
Bossuet, Sermon pour le jeudi de la 2e semaine de Carême, Sur la Providence.
8 — Il y avait tant, tant de choses ! — Quelles ? — Elle ne pouvait pas dire.
R. Rolland, Jean-Christophe, L'adolescent, II, p. 281.
Interrogatif en fin de phrase :
9 (…) il cherchait à se le persuader, pour quelles obscures raisons ? (…)
R. Rolland, Jean-Christophe, Le matin, III, p. 181.
B Interrog. indirecte.
1 (En fonction d'attribut). || Je sais quelle est ma faute (cit. 14). || Vous demander quelle peut être votre affaire (→ Indiscrétion, cit. 5), quelle peut être la cause de… (→ Mouvant, cit. 4).Littér. (avec d'autres verbes que savoir, demander). || Connaître quel est le malheur d'un homme sans Dieu (cit. 47). || Ils supputaient quelle allait être la situation pécuniaire (cit. 3).
10 Ils s'épuisaient à chercher quel pouvait être le misérable qui s'attachait à les poursuivre.
R. Rolland, Jean-Christophe, La révolte, II, p. 533.
REM. 1. L'emploi de quel se rapportant à un nom de personne dans l'interrogation indirecte paraît vieilli :
11 Et quand je vous demande après quel est cet homme,
À peine pouvez-vous dire comme il se nomme (…)
Molière, le Misanthrope, I, 1.
2. Quel, attribut, dans l'interrogation indirecte de qualité, au sens plein de « de quelle nature, de quel caractère », n'est plus guère employé, alors qu'il était courant dans la langue classique :
12 Je sais quel est Pyrrhus. Violent, mais sincère.
Racine, Andromaque, IV, 1.
2 (En fonction d'épithète). || On se demande quelle étrange nécessité pousse un artiste… (→ Œuvre, cit. 24). || « Vous ignorez quels droits (3. Droit, cit. 25) elle a sur toute l'âme » (Corneille). || Imaginer, concevoir, apprendre (cit. 39)… par quel art, avec quelle facilité (→ Attacher, cit. 48), à quel point (→ Injustice, cit. 13), à quelle époque (→ Lunatique, cit. 2), de quelle province… (→ Patrie, cit. 12). — ☑ Loc. Ne plus savoir sur quel pied danser (→ Grossièreté, cit. 5), à quel saint se vouer.Spécialt (→ ci-dessus, A., 2.). || Je lui demandai de quelle part (→ Fièrement, cit. 1).
Avec ellipse du substantif :
13 (…) s'enquérir tout d'abord de l'histoire du lieu (…) quels hommes y ont passé (…) quels l'ont fondé (…) quels y ont gravé leur nom sur le mur (…)
Sainte-Beuve, Portraits littéraires, Gabriel Naudé, 1er déc. 1843.
Formant des locutions adjectives indéfinies. || Je ne sais quel souffle… (→ Cabrer, cit. 12; et aussi 1. droit, cit. 16; grâce, cit. 63; lamentation, cit. 2). || On ne sait quel abri… (→ Approfondissement, cit. 3). || N'importe quel…
14 (Un détachement) qu'on a expédié pour Dieu sait quelle besogne de surveillance (…)
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. XVI, XVII, p. 167.
15 (Léonard de Vinci) laisse debout des églises, des forteresses; il accomplit des ornements pleins de douceur et de grandeur, mille engins, et les figurations rigoureuses de mainte recherche. Il abandonne les débris d'on ne sait quels grands jeux.
Valéry, Variété, Œ., t. I, Pl., p. 1155.
C Exclamatif.
1 En fonction d'attribut. || « Ô Fortune (cit. 2), quelle est ton inconstance ! » (Molière). || « Ah ! ciel ! de mes soupçons quelle était l'injustice ! » (cit. 5, Racine). || Quelle fut ma joie quand… ! (→ 1. Ombre, cit. 51).Avec une négation de valeur rhétorique. || Quelle ne fut pas sa surprise ! || Quels ne furent pas mon horreur et mon étonnement ! (→ Pendre, cit. 13).
16 Dans l'Orient désert quel devint mon ennui !
Racine, Bérénice, I, 4.
17 — Quelle est votre erreur ! ma chérie. Comme on voit bien que vous ignorez ces tourments.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. XVII, XI, p. 114.
(Vx). Exclamatif, attribut d'un pronom sujet et d'un pronom complément d'objet.
18 Quel devins-je au récit du crime de ma mère !
Racine, Mithridate, I, 1.
19 Quel il m'a vu jadis, et quel il me retrouve !
Racine, Phèdre, III, 6.
2 En fonction d'épithète. || Quelle âme fiévreuse (cit. 3) habitait ce corps frêle ! || Quel chemin il a fait depuis (→ Nationalisme, cit. 2). || Quelle joie ce fut pour la cour ! (→ Prendre, cit. 5). || Quelle erreur est la tienne ! || « Dans quelle inquiétude (cit. 11), Esther, vous me jetez ! » (Racine).Avec ellipse du verbe. || Quelle vanité que la peinture ! (→ 1. Original, cit. 4, Pascal). || Quel dommage que je n'aie pas mes vingt-cinq ans ! (→ Perruque, cit. 6). || Quelle folie, d'accuser d'un amour platonique… (cit. 2). || Quel égoïsme dans cette façon de filer (cit. 29) à l'anglaise ! || « Manger l'herbe d'autrui ! (cit. 8) quel crime abominable ! » (La Fontaine). || Se taire, quelle leçon ! (→ 1. Piquet, cit. 6).Quelle infamie ! (cit. 6). || Quelle horreur ! (→ Parapluie, cit. 5). || Quelle misère ! (→ 1. Pouvoir, cit. 30). || Quel plaisir ! || Quelle pureté, quelle exactitude ! (cit. 9). || Quelle grâce ! || Quel génie ! || Quel bonhomme, quel type ! || Quel crétin ! (→ fam. Tu parles d'un crétin !). || Quel noceur ! (cit. 1).Péj. || Quelle génération ! (→ Parodie, cit. 2). || Non, quelle armée ! (→ Marrer, cit.). || Quelle idée ! Ce, cet, cette (→ Maîtresse, cit. 63).Renforçant l'épithète. || Quelle belle image ! (→ Négatif, cit. 16). || Quel quartier pittoresque ! (cit. 2). || Quel beau temps ! (→ Pour, cit. 11). || Quelle jolie maison ! (→ Pièce, cit. 28). || Quels pitoyables (cit. 5) vers ! || Quel vilain mot ! (→ Objectivité, cit. 3).
Précédé de et. || Deux guerres, et quelles guerres… (→ Bouleverser, cit. 5). || La parole et la rime jaillissaient en même temps, et quelle rime ! (→ Instantanéité, cit. 1; et aussi âpreté, cit. 4).Sans reprise d'un terme précédent :
20 En voilà un (…) qui peut faire un personnage de vaudeville !… un Chinois pareil devrait servir d'enseigne aux Deux Magots. Et quelle redingote !
Balzac, les Employés, Pl., t. VI, p. 1055.
Exclam. indirecte. || Il faut (cit. 22) voir quel émoi dans la maison. || Dieu sait avec quelle sottise (→ Pédant, cit. 4).
21 (…) en faisant appel à Dieu sait quels autres aventuriers.
J. Romains, les Hommes de bonne volonté, t. XV, p. 99.
———
II Pronom (ou nominal) interrogatif. Lequel, qui.
REM. 1. L'ancienne langue ne faisait pas de différence dans l'interrogation, entre quel et lequel, mais aujourd'hui quel n'est plus guère employé que comme adjectif. Cependant, quel garde encore sa valeur de pronom, quand il s'accompagne d'un partitif — (Interrog. dir.). Quel est le plus grand des deux ? — (Interrog. ind.). « Dire quelle était vraiment la plus belle des trois » (→ Pomme, cit. 8, Henriot). « Je voulais savoir quel était de nous deux le plus ignoble personnage ! » (→ Pompon, cit. 3, Flaubert). Mais quel ne s'emploierait plus en fonction d'objet, comme dans ce vers de Corneille : « Quel de vos diamants me faut-il lui porter ? » (Suite du Menteur, II, 3).
2. Il ne faut pas confondre ce quel, réellement pronominal, avec le quel en fonction de pronom dans le cas d'ellipse du substantif (→ ci-dessus, cit. 7, 8 et 13).
22 Quel est le plus blâmable d'un bourgeois sans esprit et vain qui fait sottement le gentilhomme, ou du gentilhomme fripon qui le dupe ?… Quel est le plus criminel d'un paysan assez fou pour épouser une demoiselle, ou d'une femme qui cherche à déshonorer son époux ?
Rousseau, Lettre à d'Alembert.
23 De nous deux, quel est le plus méprisable ?
Alphonse Daudet, Robert Helmont, p. 152, in K. Sandfeld, I, p. 315.
———
III Adjectif relatif.
A Dans la locution quel que, marquant une concession d'extension indéterminée, dans le sens de « que telle personne, telle chose soit telle (identité, nature, quantité, etc.) qu'on voudra ».
1 En fonction d'attribut. || D'un homme quel qu'il soit (→ Caudataire, cit. 2). Quelconque. || Le prix de revient quel qu'il soit (→ Monopole, cit. 3). || Quelle que soit la chose qu'on veut dire (→ Exprimer, cit. 7), la ligne (cit. 17) politique qu'on suive. || Quel que soit le total des voix obtenues (→ Majoritaire, cit.). || Quels qu'en soient les risques (→ Margoulin, cit. 2). || Quelles que soient ses qualités (→ Néfaste, cit. 2).
24 Nous avons vu Corneille, sans doute sous l'influence de l'usage (ou plutôt en vue de l'euphonie), changer (d'une édition à l'autre du Cid) qui qu'il soit en quel qu'il soit (…) et nous avons dû constater que, dans la circonstance, cette correction n'était rien moins que juste. Qui, en effet, est le conjonctif propre pour marquer (…) l'identification. tandis que quel est (…) destiné à la qualification (…) Cela n'empêche que quel s'est de plus en plus substitué à qui dans toutes sortes de phrases où qui serait plus approprié (…) Dans la langue de nos jours, quel paraît avoir définitivement supplanté qui, devant la 3e personne. Comme de juste, on l'emploie en parlant des choses, et pour en présenter la qualité sous le jour de l'indéterminé (…)
G. et R. Le Bidois, Syntaxe du franç. moderne, §610.
25 (…) je m'aime et je me hais (…) m'acceptant tel que je suis, quel que je sois (…)
Valéry, Colloques, Œ., t. I, Pl., p. 366.
REM. La disjonction entre quel et que est rare et recherchée :
25.1 Comment après tout si je consens à l'existence c'est à condition de l'accepter pleinement en tant qu'elle remet tout en question; quels d'ailleurs et si faibles que soient mes moyens comme ils sont évidemment plutôt d'ordre littéraire et rhétorique; je ne vois pas pourquoi je ne commencerais pas, arbitrairement, par montrer qu'à propos des choses les plus simples il est possible de faire des discours infinis entièrement composés de déclarations inédites (…)
Francis Ponge, le Parti pris des choses, p. 173.
2 Vx ou archaïsme. En fonction d'épithète. Quelque.
26 Ce n'est pas faisant bloc ainsi (dans la combinaison quelque) que cette expression de l'indéfini s'offre à nous, au début du français, mais sous la forme de deux éléments conjonctifs, quel… que, d'autant plus distincts qu'ils étaient séparés par le nom sur lequel portait l'indétermination : Quel part qu'il alt, ne poet mie chaïr, littéralement : quelle part qu'il aille (= où qu'il aille), il ne peut pas choir (Rol., 2034)… Il serait regrettable que ce tour si dépouillé, si clair, disparût de l'usage.
G. et R. Le Bidois, Syntaxe du franç. moderne, §§604-605.
27 (…) mais quelle violence que je me fasse, c'est à moi de vous obéir (…)
Molière, George Dandin, III, 7
(N. B. Correction, éd. 1672 : quelque violence).
28 C'est une sorte de loi absolue que partout, en tous lieux, à toute période de la civilisation, dans toute croyance, au moyen de quelle discipline que ce soit, et sous tous les rapports, — le faux supporte le vrai (…)
Valéry, Variété, Œ., t. I, Pl., p. 966.
29 Sous quelle forme que se montre à nous la Terreur (…)
J. Paulhan, les Fleurs de Tarbes, p. 69.
B Tel quel. Tel.
DÉR. et COMP. Lequel, quelconque, quellement, quelque.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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